Citation du moment : Incompétence.

"La violence est le dernier refuge de l’incompétence." Isaac Asimov, "Fondation"

 

Etude des propriétés des chats

Une analyse ontologique du chat.

AVANT PROPOS

Le chat (felix catus) est une petite créature dont le classement zoologique a toujours posé certains problèmes, nous reviendrons plus loin sur ce point intéressant. Cependant la présente étude aura pour but principal de préciser les propriétés physicochimiques du chat et de déterminer quel usage on peut bien en faire.

ETUDE SPECTROSCOPIQUE

Modes de vibration du chat

Fig. 1 : modes vibratoires du chat

L’étude du spectre IR du chat indique une très forte et large absorbtion à 3500 cm-1 due à une forte teneur en eau, de l’ordre de 98%, ce qui indique donc que le chat se présente dans un état physique liquide.

Fig. 2 : spectre visible du chat
Spectre visible félin réalisé sur un spécimen juvénile étalé en couche mince sur lamelle de silicium dépoli 0,2 Angström spectroscope Hitachi Perkin-Elmer VX440 a double bande de l’université de Berkeley, réalisé par le Pr E. Fouetteminou.

ETATS D’EXCITATION DU CHAT

Le chat se présente sous deux états énergétiques qui sont l’état mou et l’état excité. L’état mou étant l’état normal, on peut faire passer le chat à l’état excité par collision avec une particule de haute énergie, par exemple en lui imprimant un vigoureux coup de pied au cul. Le chat se désexcite alors en quelques minutes si on lui présente une boulette de papier (qui est malheureusement détruite dans l’opération).

PHYSIOLOGIE DE L’ORGANE DANDINATOIRE

On appelle organe dandinatoire l’ensemble contenu dans l’arrière-train du chat et qui forme, lorsqu’il est couché, ce que l’on a coutume d’appeler le "gros cucul". cet organe est formé de petits ressorts subtilement entrelacés qui permettent au chat d’emmaganiser de l’énergie avant de bondir. Pour ce faire, le chat se dandine (d’où le nom de l’organe) afin de tendre les ressorts, puis l’énergie se libère et le chat saute, d’autant plus loin et plus haut qu’il s’est dandiné vigoureusement.

UTILISATION DES PROPRIETES DE L’ORGANE DANDINATOIRE EN SISMOLOGIE

Plaçons un chat assis sur une surface dure, avec à côté un mètre disposé verticalement. Lorsque se produit un séisme, on observe que l’organe dandinatoire, sous l’effet de la secousse, se charge en énergie potentielle, énergie qui est ensuite relachée sous forme d’un bond puissant. En mesurant la hauteur du saut, on détermine une échelle fort pratique et économique permettant de mesurer la force d’un tremblement de terre.

EXPERIENCE DES TROUS D’YOUNG

L’expérience a pour but de déterminer la nature ondulatoire ou corpusculaire du chat. A cet égard on ménage dans un mur deux trous circulaires, puis on projette à mi-distance des deux trous un chat à une vitesse proche de celle de la lumière. Si le chat est de nature ondulatoire, on doit observer des franges d’interférence. Après 27 essais, on observe que :
- On a tué 27 chats.
- Il faut repeindre le mur.
- Le chat ne passe définitivement pas
On peut donc déduire que le chat est de nature corpusculaire.

RESISTIVITE DU CHAT

Après expérience, on note que le chat est un conducteur de l’électricité, mais qu’il n’aime pas ça.

TAXONOMIE

Le classement du chat dans l’arbre de l’évolution est très problématique. En effet d’aucuns le situent parmi les reptiles, comme le professeur E. Katzentodt de l’université de Heidelberg, qui argue du fait que l’animal rampe le plus souvent sur son ventre et qu’il peut passer des heures à lézarder au soleil. Inversement, le docteur M. Kittensbane, de l’universite de Yale, soutient que le chat appartient au règne végétal. Il avance pour justifier sa thèse audacieuse, l’argument suivant : le chat, à l’instar des plantes, se nourrit sans se déplacer. En outre, il a judicieusement fait observer que de nombreux cônifères produisaient des fleurs mâles, justement appelées... chatons ! Une coïncidence troublante. Cependant il me paraît juste de donner le mot de la fin à feu mon maître, le professeur Emile Fouetteminou, de l’université Paul Sabatier de Toulouse, qui établit avec la plus grande rigueur qu’aux conditions normales de température et de pression, le chat se présente à l’état liquide. Dans ces conditions, il est certain que le chat n’appartient pas au monde vivant, mais qu’il se rattache plus probablement au règne minet-râle.

TAXIDERMIE

C’est rigolo aussi.

COMPETITION ATTRACTION LIPOPHILE / ATTRACTION PATTOPHILE

Il est bien connu que si les chats retombent sur leurs pattes, c’est en raison d’une interaction dite "attraction pattophile", qui s’exerce de haut en bas et qui fait que le miron atterrit immanquablement sur ses petits coussinets. Cependant, on peut s’interroger sur la force de cette interaction relativement à celle de l’attraction lipophile, qui se manifeste lorsque l’on beurre une tartine (laquelle, bien sûr ; tombe toujours du côté beurré, en raison du théorème de Susley-Morbach) [1]. A cet effet, on beurre le dos d’un chat que l’on place à une altitude de 3,50 m du sol, avant de le lâcher. En fonction des conditions de l’expérience (masse de beurre, position du chat lors du lacher, dureté de la surface de réception...), on observe que le chat retombe sur ses pattes entre 73 et 98% des cas. L’attraction pattophile est donc prioritaire sur l’attraction lipophile [2].

Notes

[1voir aussi "La loi de Murphy"

[2voir aussi l’article "Antigravité"

Article du 17 septembre 2009 (0 visite(s))

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